Affichage des articles dont le libellé est Dimanche. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dimanche. Afficher tous les articles

dimanche 6 septembre 2015

Melancholy Man ...


Les photos de gauche sont malheureusement bien actuelles.  Certains me diront ''arviens-en !''  

Pour le titre de ce blog ? J'exagère à peine.  

Quelques jours suivant le tintamarre des scies mécanisés à cette forêt, que je faisais mienne en quelque sorte, une légère mélancolie s'empare de moi.  Oui, je n'entends plus mes concertos d'oiseaux à l'aube, mais y a pas qu'ça. 

Je vous dirais n'être pas seul à subir la perspective d'abri perdu, d'absence ombragé et d'intime calme.    Voilà, de l'autre côté d'un de mes arbres, ma voisine a son patio, sa piscine et sa chaise intime de lecture.  

Depuis toujours, inaperçue, à l'ombre du soleil fort de nos aprems et des regards avoisinants, les journées de ma voisine, sont, en quelque sorte, publiques.

Plus sérieusement, ce bout d'écriture évoque la perte des lieux personnels. Comment mettre derrière nous,  tous ces exils déshumanisants.  Voici la melancholy chanson.    



et ce qui traine au sol de mes forêts...


dimanche 17 mai 2015

Le Cran Chaud ...

J'écrivais l'autre jour à propos de cette église.  Au travers mes recherches sur le Net, j'ai lu le Cran Chaud, sans connaître le fin fond de l'affaire.  Lors de l'une de mes visites au Centre des archives, un historien m'a expliqué comment faire pour savoir.

Cette semaine j'y suis allé pour vérifier certains détails historiques.  J'en ai profité pour en savoir + sur ce cran dit chaud.

J'oubliais l'intro ;  C'est quoi ça le CRAN CHAUD ?   


C'est que l'Église de mes ancêtres proches (1900) a été érigé par les Eudistes sur le lieu dit du Cran Chaud.  Ça, c'est écrit ici sur le site Répertoire du patrimoine culturel de la Belle : ''élevée sur un promontoire rocheux nommé le Cran Chaud ''.    

Je me suis demandé alors que voulait bien dire cette expression originale.  En tout premier lieu, j'ai déduit ou imaginé que l'expression signifiait la chaleur torride sur ces rochers par des journées ensoleillées. 

Je suis impatient et curieux devant le microfilm roulant-déroulant au Centre des archives avec deux mentions ; 257-pa 8 et 269-pa 26.  La première réf relève l'expression Cran Chaud sans toutefois en révéler l'origine.  Je roule roule roule jusqu'à la seconde réf, bing !

'' Un habitant du Bassin répond à l'interrogation d'un des Eudistes :  il débute donc sa palabre en alertant le Père que son contenu pourrait l'offenser.  Voici, les familles qui habitent le coin sont réputées pour leurs moeurs légères.  Une des filles dénommée Gourgane ferait des affaires indignes pour vos oreilles chastes.

J'ai mis sous couverts blancs la totale afin de ne pas, oups !  

Si vous souhaitez en savoir plus envoyez-moi un message privé.

Bon dimanche !

PS : J'admets que des historiens qualifieraient ce travail, d'incomplet...   

samedi 4 avril 2015

Un joli chemin !


Ce chemin pittoresque m'amuse puisque je l'ai emprunté si souvent. On le voit ici en deux temps. En haut, début 20ème et en bas, 2013.  Pour moi, ce rivage marée haute ou basse s'offre en attrait.  Ce coin précède les hauteurs.


                  Merci Google Earth !


Ces deux chemins pavanent la même maison de droite.  Le cliché supérieur remonte autour des années 1910.  Les rénos à ce duplexe font presque mentir la perception.  Plus loin, une rivière séparent l'ancien village, la Rivière du Moulin ou la Papawitish.  De nos jours, la Langevin.

Après, la Côte Parasol d'aujourd'hui, aussi forte que la Côte Saint-Ange. 
   
On peut remarquer la route  du haut étroite  pour les attelages.  L'histoire ne le dit pas vraiment bien qu'une quiétude s'apparente à celle de mes dimanches.  Lorsque je vais patiné le dimanche, ça ressemble à ça.



    

dimanche 25 janvier 2015

Les religions !

J'entends sempiternellement : les religions sont la cause de toutes les atrocités !

Seuls les ignares prétendront le contraire.  En tant que catho, en regardant l'histoire, je constate les atrocités de mon Église.  Je le regrette et en même temps, je tente aussi de mettre en contexte la bêtise globale. 

Vous ne m'en voudrez pas d'apporter quelques constats.  Lorsqu'on parle d'inquisition, de toutes les inquisitions, on parle ici de systèmes intégristes.  Les hommes de religions ont leurs époques barbares, les hommes politiques itou.

Prenez garde, les systèmes sans dieuX auront eu, eux-aussi, leurs époques de barbaries.  Les dérives du socialisme sont, elles aussi coupables.  Car même récentes, elles auront en quantité battues tous les records.




Les chefs de toutes ces organisations humaines ordonnent, et les soldats obtempèrent.  Nous savons que les soldats y prennent goût ; qu'eux-mêmes y mettent tant de zèle que les chefs séviront contre eux.  Nous voici parvenus aux perversions.

Perso, je suis catho par conviction et depuis 1985, un converti heureux et en progression.

Relax !        

Ici, je vous révèle l'espérance et la longévité que contient l'Église actuelle.  Comme toujours, il est rempli de promesse, de tolérance et de liberté.  Imaginez, Il m'invite.  J'accepte les conditions et elles sont toutes simples.  Un, je participe au programme théologique.  Deux, je m'incline devant l'autorité comme les arrêts aux intersections, c'est tout simple.  Trois, je m'impose une discipline pour mon mieux être ; je coupe les desserts, les abus de toutes sortes...  Quatre, je suis toute petite création en comparaison des univers petits et grands.  Cinq, je ne serai jamais seul Léo.



Le plus important, oui, l'éternité puisqu'Il m'aime.

Des preuves ?  Des preuves ?

Lui !

dimanche 28 septembre 2014

Quelle famille compétitive !


Alors les prouesses de ce dimanche, James et Emy ont couru leur marathon.  Les temps pour le dossard 51244, James Potvin en moins de 6 minutes soit 5:58, et le dossard 51245, Emy a couru le sien en 7 minutes et quelques plumes.

Du côté de la Maman Nathalie Aubé, malgré une blessure entre le 5ème et 6ème km. un temps de 1h 7'15'' pour le 10km.  Pour le demi marathon, 21,5 km, Jean-Frédéric Potvin l'a couru en bas de 2 heures,  soit 1h 53'30'' et des miettes. 

Voilà, les grands-parents sont tellement fiers.  Bravo !

dimanche 27 juillet 2014

Cent ou 20 ?



Cette semaine, je m'efforçais sans cesse à réaliser un petit travail, de haute précision faut dire, sans y parvenir facilement.  Reprenant le procédé indiqué pour une énième fois, il m'est venu une phrase que j'ai entendu par le passé ; '' cent fois sur le métier reprenez votre ouvrage ''.

Vous l'avez déjà entendu ?  Ma douce ''non''  me dit-elle.

Je tentai de lui expliquer ce que ça voulait dire précisément.  Mieux.  Je lui servis un autre truc du même auteur qui dit : ce que l'on conçoit bien, s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. Pour tout dire, à part le fait de parler d'acharnement et du métier, vous savez cette machine à tisser ?

De retour à la maison, après la célébration à Sainte-Anne, je tapai sur google cent fois sur.  Je m'arrêtai à ce moment précis et cliquer sur l'une des options google.  J'optai donc pour vingt fois sur le métier...

Vingt ?  De que c'est ?

De suite s'affiche l'auteur Nicolas Boileau ( http://www.alalettre.com/boileau.php ).  J'ignorais ce nom, et ne le connaissais ni d'Ève ni d'Adam.  Je préfère ma version à celle de l'auteur car plus brève.  Allez-y vous verrez.





dimanche 22 juin 2014

Vieillir en santé...

Prendre de l'âge nécessite toute notre attention.  Écoutez pour voir...



Avez-vous pris le temps de mélodier votre existence à ce 21ème de Mozart, à ce mariage violon-piano, puis l'andante ?

Moi, si et grâce à ces deux êtres sérieux...


Voyez, c'est que depuis quelques semaines je me tape des étourdissements.  Ces vertiges au travail deviennent pour plusieurs source d'ironie sur le dos de votre blogueur déséquilibré ; c'est le cas de le dire.  

Ceci dit, l'un de mes collègues à la table de taille me soulignait en ces termes : ¨Alain, comment ça va avec la meunière ? ¨  Il est revenu quelques fois, mi-blagueur, mi-sérieux avec ce machin truc de meunière.

Enfin, intriguer je me décidai de scruter la meunière.  En écrivant le mot, je me suis mis à alterner les lettres.   Ménière voilà, la maladie de ménière de Prosper Ménière.  Ce syndrome est vieux comme le monde mais l'observer et conclure, il fallut une minutie d'un Prosper.  Ce Prosper a vécu un peu après Wolfgang.     


Pour terminer sur le vieillissement, car c'est un peu de cela qu'il s'agit, prenons le temps et soyons calme face aux aléas de nos pertes d'équilibre...


dimanche 11 mai 2014

Tout endimanché...

Ce matin, très à l'avance à l'église de mes ancêtres, je me suis mis à songer. Oui, oui, justement à mes grands-parents, qui se sont mariés en cette enceinte, mais aussi, à mes ancêtres plus lointains. Dans tous les cas de filiations, tous, ou à peu près, ont de nombreux déménagements. C'est, je crois bien, une particularité ancestrale qu'applique mes deux gars.

Je me répète peut-être, je le dis pareil. Des cinq rejetons de mes parents, je suis le seul à demeurer là (région) où je suis né. Néanmoins, j'ai emménagé une quarantaine de fois. Appelez ça de l'instabilité, bien que je sois à la même adresse depuis 36 ans, c'est un raccourci facile. Donc, je poursuis l'interrogation ou plutôt le songe du départ.

Voilà, le fait de changer d'endroit est-il nécessairement bénéfique ? Dans mon cas à moi, la question ne se pose pas. Dans le cas de ma mère et de mon paternel, la question demeure. Plus de soixante déplacements, dont une dizaine dans le 450 et le 514. Dans le cas de mes Grands-Parents paternels, partir d'un village pour habiter la grande ville, c'est pas évident. Mais ils l'ont fait pour se rapprocher de leurs enfants ; tandis que pour les maternels, de véritables régionalistes.

Évitons de cibler les bénéfices à tout prix afin d'envisager d'autres options ; le changement d'air. Est-ce un bon motif de déménagement ? Remontons au Petit Claude, (Claude Bouchard 1626-1699), lui, c'est l'exil radical. Imaginez, qu'avec son ami, un Fortin, il décide d'embarquer pour la Nouvelle-France. Selon les documents historiques, ils s'éloignent de son patelin pour l'aventure, un défi rocambolesque.


Pour finir ce billet, mes ascendants ont-ils légués un transfert obligé, quasi généralisé ?

dimanche 19 janvier 2014

L'Église d'ici, la communauté ?



Autrefois, le citoyen ou la citoyenne s'identifiait énormément à son milieu et sa paroisse. Ceci conduisait à des exagérations, parfois des esprits de clocher regrettables et anecdotiques.  Cependant, nous pourrions avec un peu de bonne volonté, laisser derrière ce chauvinisme bénin, et énumérer entre autre le nombre d'organismes communautaires qui sont nés de cette proximité.  

En s'interdisant notre attachement à un milieu, la disparition lente de la communauté est assurée pour se fondre dans l'individualisme et avec, une méconnaissance totale du sens de cette communauté.  Perso, j'appartiens à une communauté catho, celle du Bassin de Chicoutimi.  Je suis membre de la Saint-Vincent de Paul paroissiale de Notre-Dame-de-Grâce.  J'ai aussi de l'attachement pour la coop que j'habite depuis plus de trente ans.  J'ai mon lieu de travail, mon syndicat, un parti politique, supporteur de mon équipe de hockey, etc... 

Ces implications me semblent raisonnables.  Dans chacune d'elles, j'apporte ma couleur et ma tonalité.  Comme vous, ma couleur peut s'affaiblir et mon ton se transformer.  Ma proximité avec le catholicisme me conduit aux nuances pour mieux poursuivre la besogne.  

Regardez, quand je célèbre la Noël, je n'oublie pas l'aspect chrétien de ce jour.  Bien que j'apprécie la fête familiale, je n'oublie pas l'aspect divin.  Pour tout dire, les jours fériés ramènent au traditionnel  et un rappel au sens de la communauté, car toutes les activités stoppent afin de la parfaire.


  

Le Québec en général, en excluant l'aspect religieux, en s'en désintéressant, s'interdit une part importante de l'existence, le sens de la vie.  Oui, le religieux catho n'a pas que du positif, bien sûr.  Je rétorque souvent à ceux qui veulent bien l'entendre qu'on a cessé depuis belle lurette d'en vouloir aux allemands.  Il ne peut en être autrement.  On doit tourner la page sur le pire et voir en l'Allemagne, une société libre, consciente de ses forces et de son passé.

Le clip d'en haut, par la voix d'un Seymour, me rassure car il nous prévient tous de l'importance de l'identité et de nos attachements.  Pendant ce temps, le Québec dogmatique s'entête sur une perception fausse, l'odieuse religion, un ennemi à abattre.  Monseigneur Lépine dans un mémoire passé nous conseillait, comme le fait Monsieur Seymour aujourd'hui.  L'état devrait se garder d'intervenir dans les chambres à coucher et dans les garde-robes.

NB : la laïcité ouverte conduit vers l'ouverture non à la crainte de l'autre...   




lundi 11 novembre 2013

Qui êtes-vous ?

Qui êtes-vous ?  Samedi soir, 20 heures, grâce à Lyn, j'ai écouté avec beaucoup d'attention cette nouvelle émission.    Je dois vous dire que j'ai énormément apprécié.

La trame ? Avec des moyens,  extraordinaire à mon avis, on recherche les ancêtres d'invités.  Cette semaine Patrice L'Écuyer entreprenais une démarche historique familiale.  


Depuis une couple d'années, j'ai moi aussi scruté le passé.  Perso, mon père Gilbert avait déjà fouillé celui des Potvin.  Les deux Potvin, celui de son père, Alfred et du même coup, celui de sa mère, Isola Potvin.  L'histoire est incluse dans un volume qui m'a été légué.



J'ai donc remonté l'échelle des parents maternels, Gagné-Bouchard, ceux de ma mère, Marie-Jacqueline. L'étude des deux lignées s'est fait rapidement et avec peu de moyens.  



Chacun de nous pouvons refaire l'exercice, celle de fouilles.  Tout ceci est possible grâce à la gouvernance de l'Église Catholique.  La tenue des actes de naissances, des archives consignées ici et là dans les institutions religieuses et tout le reste, les avis de décès... Prenez les cimetières ; j'ai retrouvé les épitaphes de mes arrières grands-parents Gagné et Bouchard.




         

dimanche 10 novembre 2013

Clin d'oeil endimanché !!!

Pour le plus jeune sur l'Île au Québec...



Pour Fred...



Pour Nathalie, sa blonde...




lundi 28 octobre 2013

Je n'ai pas peur !


Vous avez peur ....Vous devriez ! par leonlegaulois

Je ne crains pas l'Ordre Établi ¨Oɨ par une majorité.  Quelle soit Canayenne, Québécoise, je ne la crains pas.  Bien que certains aspects me dérangent, je m'y conforme bon gré, mal gré.  

Si j'ai opté pour l' Québécois, c'est que le franco s'impose en premier.  Y'a pas que ça. Je pratique des rites cathos et, pour l'instant, ce n'est pas proscrit.  Ah, j'oubliais, mon rétroviseur montre un chapelet.   Vous pensez ostentatoire ?  Possible.

L' d'ici, pour ceux qui l'ignorent, s'inspire du code français.  Normal j'trouve, on est des francos.  Pour faire court, l'Ancêtre a hérité de ça en négociant avec le conquérant anglais.  Pour vivre en paix avec Nous, il le fallait bien.  Avec ça, la gouvernance du clergé catho déléguée pour mener à bien notre destinée disons civilisée.

Au début de la Nouvelle-France, une forte migration colonisait le territoire.  Juste des hommes, ça fait pas des enfants forts.  De 1663 à 1673, une arrivée féminine comblait les colons.  On aura tôt fait d'assurer une majorité politique confortable et surtout, une pérennité pour un développement durable...

La loi du nombre aura donc évolué dans un à domination clérical.  Aujourd'hui, le Québec urbain et rural s'est affranchi du dictat catho.  En premier, les femmes. Oui, le féminisme bardassait tout en rejetant les dogmes religieux.  Cette influence permettra aux femmes d'être seule maitresse de leurs destinées. Pas juste ici,  Non !  Mais à partir de là, toute la démographie occidentale subit une dépression aveugle.  Ici comme ailleurs le déclin s'est confirmé.

Obligé et coincé, la France l'état de la laïcité d'avant-garde, comme tout l'occident, glisse vers le multiculturalisme en misant sur le prolétariat étranger. S'ensuit une forte immigration musulmane associée à une conversion diversifiée et les problèmes sociaux. Partout en Europe, l'explosion démographique multi bouscule les majorités autochtones.  En multipliant les temples de toutes sortes, les mosquées surtout, les assemblées s'exposent, se dressent et refusent les rejets raciaux.

Les temps changent n'est ce pas.  Depuis les années 60, Nous, les citoyens, avons délesté les balises cathos. Les familles nombreuses, les activités dominicales, certains rituels ont été éclipsés, pour le meilleur et le pire.  Bref, un tas de prescriptions ont été abandonné.  Ceci non pas sans conséquences.

Les plus insidieuses, une démographie anorexique et l'athéisme progressif à courte vue.  En quelque sorte, les humains recherchent tout le contraire ; se multiplier et donner un sens à leur vie.  Face au vide, voilà pourquoi le sol québécois demeure une terre favorable à toutes les cultures.

Les gens de foi et les religieux offrent ces alternatives profondément rassurantes et identitaires.  L'OÉ, ne vous en déplaise, se moulera aux majorités futurs et leurs Chartes, elles aussi.  Au passage, à l'égard de l'Islam, soyons conséquents ; soit on accepte leurs arrivées et tout ce qu'il y a avec ou soit, on ferme cette porte en cherchant Ailleurs et les conséquences d'Ailleurs.

Finalement : La Chine et le Chinois, la laïcité et l'athéisme, le voile scarf et le cheveux, ou l'oeuf et la poule... ?





J'avais clos le topo.  Il est parvenu à mon attention une visite rare, Noam Chomsky.  Le célèbre linguiste étasunien discourait ce fin de semaine.  Entre son départ et son arrivée, il a réprouvé le Projet des Valeurs Québécoises en ces termes ; ¨essayez d'imposer une uniformité culturelle à laquelle il faut résister¨.

dimanche 20 octobre 2013

Janette succède aux Yvette...

Les Janette, comme les Yvette à une autre époque, se sont insurgées en provoquant des débats sérieux.  Les deux, devenus phénomènes, ont eu leurs conséquences.  L'une référendaire (1980) et l'autre, ces jours-ci, déchiré entre quelque chose de complexe, puisqu'elle implique des droits fondamentaux reconnus et balisés, puis, autres choses, un remorquage électoraliste.

Lise Payette naguère et aujourd'hui, une autre PQuiste, Djemila Benhabib, ex-candidate du parti au pouvoir dans Trois-Rivières, s'imposent dans la mêlée.  La seconde aura su, et c'est le plus pernicieux, secouer un féminisme radicale et irréligieux.  Je cherche encore la façon de convier une femme au foyer niaiseuse au dire de Dame Payette et une femme de carrière à un serein repas. 

Alors, parler de religions avec les signataires du papier des Janette, oubliez ça.  Attention, je ne dis pas que ce sont des idiotes incroyantes, je dis justes que la haine de la religion les alimentent.  De plus, je ne nie pas que ce débat s'éclipse avec elle.  Les mâles antis se dressent tout autant.  Tout ça pour afficher une laïcité inexorable.

La réalité est que notre comportement, je vise ici les gens dit de souche, invalide tout un passé.  En expulsant le bébé du bain avec l'eau du bain, on expédie tout un passé par dessus bord.  Un passé récent érigeant nos manières de voir le quotidien fastidieux.  Une réalité nécessitant le juste équilibre entre le mieux et le pire à travers nos saisons.  

Boucar Diouf ¨le prof¨ qualifie dans cette lettre ni plus ni moins de bondieuseries, les rites et rituels religieux.  Ainsi, ils voudraient  se débarrasser du bébé comme ça, comme on écrit un texte drôle et ou une oeuvre distrayante.  Désolé, mais les irréligieux n'ont pas réponse à tout et encore moins aux inégalités sociales de tout genre.  Ce serait trop simpliste.  Non, l'équilibre ne disqualifie pas comme ça, les bondieuseries.



Pour finir, le crucifix à l'Assemblée Nationale, les évêques ont dit de le retirer.  Que si l'objet n'est le reflet que d'un patrimoine obsolète, retirons-le.   C'est que voyez-vous, pour un croyant du Jésus crucifié à l'Assemblée Nationale, celui-là, est l'exemple parfait du don de sa vie pour autrui.  N'est ce pas là un signe parfait d'une assemblée qui se dévoue pour son ou sa commettant(e) ? 







dimanche 1 septembre 2013

Vieil homme !

Je ne sais pourquoi, cette chanson surgit en moi sournoisement après une quarantaine.




Old man look at my life
I'm a lot like you were
Old man look at my life
I'm a lot like you were

Old man look at my life
Twenty four and there's so much more
Live alone in a paradise
That makes me think of two

Love lost, such a cost
Give me things that don't get lost
Like a coin that won't get tossed
Rolling home to you

Old man take a look at my life
I'm a lot like you
I need someone to love me
The whole day through
Ah, one look in my eyes
And you can tell that's true

Lullabies, look in your eyes
Run around the same old town
Doesn't mean that much to me
To mean that much to you

I've been first and last
Look at how the time goes past
But I'm all alone at last
Rolling home to you

Old man take a look at my life
I'm a lot like you
I need someone to love me
The whole day through
Ah, one look in my eyes
And you can tell that's true

Old man look at my life
I'm a lot like you were
Old man look at my life
I'm a lot like you were


Read more: Neil Young - Old Man Lyrics | MetroLyrics 




En premier, ce matin, tout endimanché, je me suis déplacé assister à la dominicale en l'église de mes ancêtres paternels et maternels.  Après avoir entendu Ben Sirac le Sage et le Verbe, parmi toute ma communauté, j'ai eu un ptit déj calme et tranquille.  



Ensuite, allez donc savoir pourquoi, cette chanson surgit en moi sournoisement.  Si vous l'entendez, ce Neil Young, il est porteur d'un message d'époque, de mes vingt ans.  Désinvolte et invincible en dehors mais d'une fragilité insoupçonnée.  Voilà, c'était hippie...


lundi 10 juin 2013

Avis de recherche ?

Tout a commencé par une photo centenaire (1910-13) de Blanche-Alice et Juliette. Ma cousine Nathalie s'y intéressait je crois.

Non, je recommence. Hier tout endimanché, on s'est rendu au Bassin et pour la dominicale, à l'église Sacré-Coeur de mes aïeux.

Après l'Ite, missa est, direction est, on a tourné en rond, par un Chicoutimi envahi de vélos. Sachez que l'ultime destination méritait bien tous ces détours.

Avant, un arrêt chez La Normande de ¨Grande-Baie¨ comme dirait ma maman, ensuite à l'Anse-Saint-Jean, l'anse des Boudreault-Gagné.

L'Anse-Saint-Jean par ciel bas offre tant de beautés. Des femmes et des hommes accueillants ; un vigneron soignant ses arbustes de promesses, un couple de soigneurs d'épitaphes au cimetière du Chemin Nord, un fermier à la terre des Boudreau, un lent rôdeur solitaire du nom de Nazaire (Labbé-Boudreau), nonagénaire au surplus, avec qui on a jasé, capté en photo. Puis la rivière gorgée d'eau et la descente sinueuse vers le village, l'église fière, son petit pont grisvert de travers, les deux cimetières, de Saint-Thomas et Saint-Jean-Baptiste, l'anse du Saguenay avec ses battures et le large du fjord, aujourd'hui presque noire. Enviez-nous !

Tout ça, pour une montagne qui se distinguerais comme sur la photo de Blanche-Alice avec sa soeur, Juliette.


Eureka, du moins je le crois. Bon, on s'entend que la végétation modifie un massif et son contour, les maisons érigées et tout. C'est la raison du recul par rapport du chemin.

Allez, j'interprète l'image. La Blanche-Alice de la photo a environ une dizaine d'années et sa soeur, Juliette, trois de moins. Dans leurs costumes de lin amples et chauds, décoré d'un ruban zigzag blanc, fabrication Zénaide, tôt le matin, les deux fillettes sur le trottoir de bois s'expose à la rentrée de septembre.




lundi 27 mai 2013

Le mariage oublié,



Hier, suite à la célébration dominicale, puis au brunch à la Normande, je profitais de la pluie pour visiter le Musée du Fjord. Le musée est imposant et diversifié, peut-être un peu trop mais bon. J'ai noté 6,5 sur 10. À la défense des responsables, lorsque la foule s'entasse, ça ne favorise pas nécessairement la muséologie.

Tout l'aspect marin, un peu restreint au premier coup d'oeil, mérite que je me déplace encore. J'aimerais aussi y retourner pour regarder les vidéos.

Je me suis beaucoup intéressé à la section ancestrale. De réaliser tout l'apport des religieux aux registres des naissances, des mariages et des sépultures, ça m'a impressionnée réellement. C'est vrai, n'eût été d'eux, les projets comme Balzac aurait manqué de sujets. Cette aspect à moins que je me trompe, on en fait une timide démonstration.

En même temps, la section soulignant le dirigisme des curés envers ces cathos ignards, je ne l'ai pas trouvé utile. Tout le monde reconnait l'autoritarisme des prélats qui n'est pas si loin que ça. Pi ?

Les gens de village ignoraient certaines choses mais dans l'obscurantisme, poussez mais poussez égales. On va s'dire les vrais affaires. Une ligne directrice s'imposait à tout un peuple de nouveaux arrivants. Pour la plupart célibataire, il fallait bien peupler, se multiplier. Fallait bien des défricheurs aventuriers, des colonisateurs courageux, des bâtisseurs ingénieux et des gens de foi pour y croire. Vaincus plus tard au surplus, pas si nonos qu'ça quand même.

C'était incontournable.

Oui, les religieux auraient pu faire mieux.

Quelle ineptie !

Prenez la gestion des villages, des hôpitaux, des écoles, le développement du territoire, fallait bien y voir et imposer une ligne directrice.

«Ah mais, ils auraient pu faire mieux...»

Non, quand même, revenons à ce que l'organisation cléricale complétait de mieux, les registres. J'ai connu l'un d'eux, un Père Eudiste. Il s'appliquait personnellement à maintenir la généalogie des Potvin, les Émile Potvin. Joseph scrutait tous les registres. En passant chez-moi, il mettait de l'ordre dans notre lignée. Oui, ce ne sont pas des registres mais retenez la rectitude de sa tâche.

«Rendu à ma lignée, c'est aisée.»

Pas tant qu'ça ! C'est un comptable agréé qu'ça prend.

Attention, j'aime ma famille. Mais j'ai de la difficulté à en suivre la ligne directrice, c'est quasiment impossible. Quand un(e) de mes neveux-nièces, (je les aime tous vous saurez), se retrouve avec quatre enfants (petit-neveu), de maman différente, c'est pointu non ? Attention, ce neveu accompli son job parental, c'est pas ça le point. Je parle de registre d'identité officiellement reconnu qui favoriseront une (1) ligne directrice, pas une ligne de métro.

Imaginons que le neveu s'éteigne, on a quoi ? Quatre enfants qui auront des enfants, sans mémoire ancestrale peut-être, vous imaginez le floue.

Autres choses. On soulève au Musée du Fjord, c'est un point d'intérêt pertinent, qu'on aurait pu promulguer dès la colonisation le nom de la mère. Effectivement, à l'époque, le patriarcat régnait, c'était ainsi. Le but ce n'est pas de refaire l'histoire mais de la démontrer avec rigueur.

Alors, faites comme moi, ajoutez le nom de votre maman. Je suis un Bouchard-Potvin.

Non, l'esprit de ce petit encart au Musée du Fjord visait un patriarcat outrancier. De préciser que cela aurait modifié le nom de famille les plus populaires. Je veux bien. Mis à part le fait de le souligner à l'encre noir, pas très utile.

Tous nous savons que la maman accouche et que le papa a peu de mérite à cette naissance. Allez, c'est quasiment le fruit d'un viol...

Alors, faites comme moi, ajoutez le nom de votre maman, en dernier même.

dimanche 12 mai 2013

Avis de recherche ...



Cette aprem, tout endimanché, je me suis retrouvé avec ma douce au cimetière Saint-Paul. Un peu provoquer par cette photo, nous y sommes allés pour quelques clichés et perso, posé une brique au mur des Bouchard.

C'est que, depuis un certain temps, je m'attarde comme pour une soif à assouvir, à cette image familiale des années 30. Vous devinerez que les personnages me turlupinent les méninges.

Regardez bien la photo ; bien centrer, debout, ce sont mes arrières grands parents maternels. L'aïeul est Édouard, le père de mon grand-père ; un Harvey-Bouchard. À sa droite, son épouse Elmire ; une Girard-Tremblay.

Voilà, nous revoici errant sur la pelouse garnie, fouineurs, parmi milles pierres de toutes sortes, tous bien rangées, sans identités parfois, récentes et ou vétustes. Je peux vous dire qu'après dix, quinze, vingt minutes, Lyn auraient choisi l'exit...

On passe la demi-heure...

Lyn, dans son coin, s'écrie ; "j'ai une Elmire Rondeau, ça fais-tu pareil ?". Moi, désespérément mitigé, à ma droite, une jolie pierre expose distinctement un, Édouard Bouchard 1931. Dessous, Elmire, enfin, eurêka !

Grâce au Lemieux, l'endroit est entretenu et si vous regardez la pierre, c'est jolie hein ?



Ne serait-ce que pour la voir, ça valait un peu d'errance.

Revenons au premier objet, la galerie d'antan rue Sait-Paul.

Cette maison (la photo du haut), était sur la rue Saint-Paul. C'est ce qu'un petit-cousin Lemieux m'a appris. Je l'ai rejoint et on a jasé de la photo, pour lui, du jamais vu. Mon arrière est décédé en 1931, sa conjointe en 45.

Jusqu'ici assez facile. De suite, la petite aux yeux ronds, adossée au premier plan, c'est Rita Bouchard que je me suis plu à appeler ma tante. Toute en haut, derrière c'est sa maman.

à suivre...

À ma Maman, la Mère et la femme !



Ceux qui la connaissent savent l'attachement que Marie (le nom de ma mère) a pour Marie, la Vierge. Alors, c'est pour ça que ce matin, c'est la Callas.

Ma Maman c'est un genre de Callas. Entière, volontaire, acharnée et d'une témérité légendaire.

Aujourd'hui encore, Elle brandit tout haut la flamme et le blanc béret de son Papa (Pierre Bouchard), telle une héroïne de bande dessinée qui fabrique l'histoire, la sienne.

L'art qui l'inspirait jadis par ses oeuvres burlesques et tout en couture, plus tard la toile peint, anime toujours ses doigts recroquevillés.

Bonne fête Maman !


N.B : à une certaine époque, je travaillais avec ma Mère. Elle, serveuse et moi, débarrasseur. Un soir, j'appelai Maman devant une tablé de convives, Maman. Lorsque nous nous sommes retrouvés à quelques pas de là, Elle me dit : ¨Ici, appelle-moi Marie !¨ / j'ai réalisé sur le tard que j'avais en moi cette Bouchard et que je fais parti de son histoire...

dimanche 1 janvier 2012

BONNE ANNÉE !



Le terme "heureuse" omis volontairement. La maladie a ceci de particulier, elle renferme sur sois et lors d'intense souffrance, la grande fête s'éteint. Ce n'est pas tant que je sois en souffrance, que ce soit plutôt la femme que j'aime.

La maladie dont elle souffre n'est pas diagnostiquée depuis fort longtemps. Pour faire image ; pour nous, disons à 10 heures du matin, pour elle, son cadran bio affiche 20 heures.

Sa douleur diffuse se range aux omoplates en s'étendant vers le haut. Si c'était les mains, elle pourrait toujours appliquer des soins elle-même. Imaginez dans le milieu du dos. Je prends donc le temps de resserrer sa peau entre mes pouces et mes index, tout en montant jusqu'à sa nuque. J'applique ces mouvements une fois par jour afin de la soulager un ptit peu.

Pour moi qui aime les rassemblements familiaux depuis ma tendre enfance, j'avoue que leurs absences m'enlèvent un peu de joie.

Alors, je ne vous oublie aucunement pour autant. Tout à l'heure, je me rends à l'église Sacré-Coeur. Ce sera en pensant à tout ceux qui me manquent. Mon fils à Québec et sa petite famille, mes parents, ma petite-soeur Christ et ses complices qui accompagnent de façon merveilleuse, ma maman et mon papa. À mes frères. Heureusement que j'ai avec moi, le plus jeune de mes gars.

La Parentée, mes tantes et oncles, mon bof, Minou, mes nièces et neveux, cousines et cousins, toute la trâlée quoi...

Ceux qui me connaissent savent que j'aime la présence des gens. C'est aussi en pensant à vous que mes réflexions dominicales se créeront. Une année qui s'écoule tellement vite en entraine une autre. J'espère, pour les gens que j'aime, le meilleur qui soit, en tout. Pour les inconnus, tout autant.

Pour ceux qui me sont plus distants, un souhait, ma bonne volonté.

dimanche 25 décembre 2011

L'Emmanuel et Noël, ça rime ....

Hier soir, je me suis rendu à l'église du Bassin, celle de mon ancêtre maternel, Edward Édouard Harvey-Bouchard. Je vous le dis au cas où, il était forgeron. Fermons cette parenthèse historique.

À la messe de Noël, on devait être 300. La plupart habillé en propre, cérémonieux et avec un, "un-je-ne-sais-quoi ?" au visage.

Pour ma part, j'étais vêtu en semaine comme on dit. À la fois tristounet et joyeux. Triste de ne pas être avec toute ma petite famille, un peu affligé par le départ du fils de mes voisins Denise et Normand, Rémi le Bon. Joyeux d'être de la fête, celle de l'Enfant mais aussi d'avoir près de moi, mon plus jeune fils Yannick et bien sûr mon épouse, Lyn.

Dire qu'un nouveau né, un bébé, nous réunit encore aujourd'hui. Bien sûr qu'autour de moi, il y avait des enfants, des ados et des adultes, tous différents mais rassemblés autour de l'Avènement. Un évènement simple, avec un rituel habituel, pourtant plein de mystère encore pour moi. On a pris le temps ensemble de réfléchir sur les mots amour et réconfort.

Dire aussi qu'à travers la planète, le même enfant, l'Emmanuel se présente, plein de vie, porteur d'espoir.


La crèche que j'affiche est celle de l'église où j'étais. Je lui ressemble. Elle m'apparaît pleine de candeur, fragile et franche.