mardi 19 janvier 2010
lundi 18 janvier 2010
Jacmel : Opération Hestia.
Petite ville d'Haïti. Détruite à plus de 60%. En panne de tout avec moins de trente milles âmes, à 30 km au sud de la capitale. En intro, l'ambassadeur du Canada à Port-au-Prince révèle en ce jour de déploiement, que l'hôpital avant le séisme, était déjà mal foutue. Un diplomate franc qui vise juste ?
Cet état nécessite à mon avis un tuteur. La communauté internationale sait qu'elle devra épurer, avant quelques Marshall que ce soient, les vieilles habitudes de même qu'une corruption institutionnalisée. Quoi de mieux, qu'en plaçant ici et là, une force persuasive à tendance humanitaire, ou vice-bersa.
J'estime que la mise étasunienne, appuyer par d'autres, n'a rien à voir avec un mécénat à l'aveugle. Depuis leurs venues, je constate que leurs méthodes de distribution, exigent une forme physique extraordinaire. J'espère que la suite ira en s'améliorant.
dimanche 17 janvier 2010
HAÏTI
John Holmes, diplomate Anglais, longue feuille de route, chapeautera dorénavant les activités onusienne à Haïti. Entre deux secousses, le monsieur devra activer les secours, qui ne semblent pas parvenir, là où ils doivent. Je vous dirai tout de suite, que les américains, en contrôlant l'aéroport puis le port, reste le poids lourd du coin. Je ne suis pas contre vous savez, mais bon.
J'attire aussi votre attention sur une réalité géographique. Dans la capitale Haïtienne, les chiffres sont éloquents, pour ne pas dire, déconcertants. La majorité des habitations de la capitale n'existent plus. S'ils défient le paysage, c'est qu'ils sont à déconstruire.
Le nombre de Port-au-Princiens et de Port-au-Princiennes illustrés sur Wiki, je n'y crois pas. La page indique presque quatre millions d'individus. En admettant que les fonctionnaires aient pu recenser adéquatement, ce que je doute fortement, partons de là.
Au passage, une partie de ce peuple est soit décédé, soit sous les décombres ou en état d'affaiblissement extrême. L'autre partie, luttent pour leurs subsistances. Rassasier deux millions et plus d'individus, ça me semble impossible. Additionnez les tôlards qui grenouillent parmi eux, que l'on estime à quatre milles, cela représente une charge à mèche courte. Veut-on éliminer les plus faibles ? De la façon dont tout se déroule, on en est à quelques pas.
Monsieur Harper, trêve repoussée, déploiera 1000 de nos soldats dans les environs. Certes, nos émissaires de Val-Cartier bénéficieront d'une nature moins rigoureuse mais combien périlleuse. Les Canadiens ne se doutent pas des dangers qu'ils encourent. Mes prières iront vers eux et les villes décimées d'Haïti.
samedi 16 janvier 2010
HAÏTI
Je n'ose y croire.
Je ne vous apprendrez rien, mais les technocrates connaissent déjà le topo. Oui, les collectes se perpétuent et c'est normal. Sur le terrain, j'écoute comme plusieurs d'ici, les news. Latendresse s'est enfuie de Washington pour s'installer à Port-au-Prince. Combien de ses collègues l'ont précédé, lui ont succédé ?
Les pros des ONG en ont vu depuis le temps. Ils savent ce qui se produira, à l'avance. Le scénario muet est le suivant ; ils vous diront qu'après 72 heures, l'impatience se montre. Puis, la psychologie humaine reprend son droit. Ensuite, la loi du plus fort reprend son trône. En quelques mots, Port-au-Prince n'est qu'un site, où les acteurs de première ligne s'immolent pour la survivance des êtres. Les mêmes rôles, le même décor chaotique et les victimes s'offrent à l'histoire de ce séisme.
Ce matin, Madame Clinton descend de l'hélico et apparaît près d'un Préval, épuisé et démoli. Tel qu'annoncé, les États-Unis d'Amérique prendront les rênes de la gouvernance Haïtienne. L'ONU déjà décimé, laisse-là une reconstruction mal entamée. Au passage, comment un état, qui vient de traverser tant de difficultés sur son territoire, peut se dispenser de machinerie capable de faire face à un glissement de terrain ? Pas de camion, pas de bulldozer ni même de tracteur pour épauler les mains nus de simples citoyens.
Par chance, la communauté internationale délivre ses secours, sa force d'ordre et sa machinerie. Cependant, elle ne s'établit pas sauf pour nettoyer. On avertit même les équipes de survit de quitter, car la sécurité s'impose. Effectivement, j'ai vu des 10 roues faire le ramassage des corps. Je discute fortement les prises d'image de TVA même si elles permettent de conclure. J'ai vu l'hélicoptère tirer par-dessus bord, des denrées que les plus fort ont tôt fait de s'accaparer, armes aux poings.
Labrèche avec Languirand...
J'écoutais ce samedi matin une émission. Autour d'une table, étaient assis les deux animateurs. J'ai découvert comme la majorité des auditeurs, que Monsieur Languirand venait d'arrêter de fumer. Tout ceci me paraissait improbable, inattendu, à mon idée ; ce vert ? Qu'elle ne fût pas ma surprise lorsque j'appris qu'il s'agissait de canabis, de chanvre ou de marijuana . Et bien, je passai par-dessus.
Je me concentrai donc sur le propos des deux énergumènes. Pour l'instant, leur dialogue n'est pas en ligne. Je le placerai ici. En gros, les deux élaboraient sur leurs réflexions tant qu'au divin, la raison de leurs existences et nos aboutissements, via la vie après la mort. Bref, si cela se peut, des propos que bien des ados tiennent les soirs de brosse ou de nuits blanches arrosées.
Sans prétention, je me suis souvenu d'un voyage. 1968, auto-stop, métropole pour canton de l'est et métropole, un p'tit voyage de 2 jours. Comme qui dirait, à l'aveugle. L'ami avec moi, un montagnais hors-réserve, aujourd'hui un capitaliste indomptable. Nous tenions ce dialogue existentialiste, ben glé.
Commission des Relations de Travail du Québec.
Lundi, je plaiderai pour la cause d'une centaine de collègues regroupés dans 3 entreprises différentes. Ceux-ci sont dans le secteur du verre scellée ou de la coupe du verre. Depuis une dizaine d'année, ces travailleurs se sont associés officiellement à deux syndicats.
L'adage qui dit "diviser pour mieux régner" s'applique totalement à notre historique. C'est que depuis l'abolition (1997-2000) du Comité Paritaire du Verre Plat, ce secteur d'affaire a subit une séparation. En gros, cette scission impose et peut créer deux accréditations dans le même établissement.
Alors ça nous donne ceci ; les secteurs de la construction ou l'extérieur et celui de l'industrie, l'intérieur. Le secteur intérieur bénéficient de la sécurité d'emploi. Pour l'extérieur, non. Ce même secteur d'affaire est assujetti à une loi provinciale, celle de la CCQ. Plus nombreux sur le territoire Québécois, ces salariés ont haussés leurs revenus de beaucoup sans pour autant bénéficier d'une stabilité d'emploi. Ce phénomène se répercute dans les entreprises regroupant les 2 activités. Revenons à mon sujet principal.
Le premier syndicat est une union américaine dont nous avions un service relativement satisfaisant. Elle a même des liens étroits avec l'une des grandes centrales de chez-nous. La première convention est un contrat de 5 ans. Donc entre 2000 et 2005, la première entente négocié fût correcte, malgré la hausse des écarts monétaires entre compagnons de travail.
Lors de la période de maraudage, fin 2004, nous avons adhéré pour un syndicat du Québec. Le premier motif de ce changement était d'arrêter nos obligations financières envers l'union étrangère. Tout cela en conservant un lien avec la grande centrale Québécoise.
Deux représentants de la métropole planifieront les changements. Ils nous représentent depuis longtemps et comme nous les connaissons, nous leurs confions cette transition facilement. La nouvelle adhésion s'effectue rapidement. C'est ce que nous croyons, jusqu'à ce que la Commission des Relations de Travail annule l'accréditation de notre unité. La raison ? Parce qu'on avait omis de nous charger 2$ au moment de la signature de nos cartes d'adhésion.
Les deux autres unités régionales recevront leurs accréditations. La nôtre deviendra officielle quelques jours plus tard. Alors, nous nous retrouvons avec les mêmes représentants, et une appellation modifiée par un mot. C'est ainsi que nous entreprenons les prochaines négos en mai 2005, sans convention depuis mars. Elle sera signé en juin.
Lors des réunions syndicales, je demande une réunion générale afin d'étudier les statuts et règlements de notre syndicat mais aussi de scruter les états financiers. De promesses en promesses, le temps passent, les actions ne suivent pas les promesses.
Puis ce sera la tutelle exigée par la Régie des Rentes du Québec (RRQ). Rapidement, nos représentants créent un compte et transfert nos sommes à la satisfaction de la RRQ. Mes démarches à ce niveau auprès de 2 institutions (CRT-RRQ) restent vaines.
Nos représentants modifient leurs fonctionnements. En cours de mandat, ils nous imposent un contrat de service avec un autre syndicat, la Fraternité Indépendante des Travailleurs Industriels ou la FITI. Elle aussi liée à la grande centrale. Notre agent d'affaire d'alors, devient un de leur agent.
En 2009, la période de maraudage arrive et le magasinage aussi. Plusieurs possibilités nous sont offertes. Il ne faut pas perdre de vue les priorités de notre unité ; les avantages sociaux et le pouvoir de notre accréditation. Quatre syndicats sont sur la table. Nous arrêtons notre choix avec le syndicat étranger.
Depuis, c'est la guerre. Un conflit entre les travailleurs nouvellement accrédités selon la règle de l'art, la FITI et ses représentations, en l'absence des 2 anciens dirigeants et le flou des sommes monétaires accumulées. Mon plaidoyer sera important et surtout, il ne faudrait pas qu'il sombre dans la confusion. Ma défense repose sur mes ou nos droits au travers ce "melting pot" de délégation plus ou moins légitime. Pour leur légalité, je m'adresse à la commission.
jeudi 14 janvier 2010
HAÏTI
Dévastation, mauvais sort...
Message aux ONG. La surenchère, dans les circonstances, est bien plus grave que le séisme et ses conséquences. Je ne crois pas que l'un est meilleur que celui-ci ou celui-là, surtout les plus reconnus ou les plus riches.
Dans le passé, la Croix Rouge d'ici a détourné des sommes dues aux inondations vers d'autres causes. Je ne dis pas qu'elles étaient affectés pour une cause négligeable, mais détournés à d'autres fins que la cause initiale.
Perso, je ne sais pas encore où j'enverrai mes sous. Je verrai. C'est que je redoute énormément la quantité de demandeur. Les pays, comme le Canada, devraient se doter d'une voie unique.
Je reconnais également que seul l'ONU serait qualifié pour conjuguer les interventions en Haïti. La bonne volonté d'un Préval, en ce qui touche la gouvernance de l'État Haïtien, ne suffit plus. En ce sens, comment comprendre que ce pays stagne à ce point. Je sais qu'il n'y a plus rien. Mais bon, voilà, c'est pourquoi je favorise une gouvernance onusienne.
La désorganisation générale qui sévit dans ce pays est le principal embuche si je puis dire. En second lieu, l'espace utilisable à des fins d'hospitalisation, d'hébergement et de reconstruction. Trois, les denrées de base comme l'eau potable, sans oublier l'absence des matières premières.
Le bateau hôpital de la marine dans l'anse aidera, mais il en faudrait beaucoup plus. Les forces de l'ordre et de secours ne peuvent tout faire, les machineries lourdes doivent les appuyer dans leurs efforts. Je le répète. Je ne peux concevoir que les ONG n'ont pu, après de nombreuses interventions sur ce sol, avoir eu si peu d'influence organisationnelle.
Parenthèse : j'ai envoyé (20 heure hier soir) un message sur le blog de Patrick Lagacé. L'article du blog visé concerne un évangéliste américain. Je pense sincèrement que cette article est inconvenant. Je n'ai pas été édité jusqu'à présent.mercredi 13 janvier 2010
Trois-Pistoles.
Hier matin, à l'aube, j'ai pris en photo l'autre côté du fleuve. Je me tenais debout, rue des Pilotes aux Escoumins, dans un froid confortable, le firmament clair et une marée montante. Appareil en main, je fixais l'objectif sur Trois-Pistoles, à 20 km de mon zoom.
La cité s'ornait d'un immense croissant tout blanc. Dessous, une lueur de jour et de rose et la vie électrifié statique. Malheureusement, je n'ai pas la preuve, car point d'épreuve. J'ai omis une touche sur le satané kodak.
Une heure plus tard, sans rapport, j'entends que deux conducteurs canayens se trouvaient en amont, à Rivière-du-Loup. Ils annonçaient chacun leur tour, un investissement important. Cocasserie du Nouvel An, les deux sont à couteaux tirés. Néanmoins, les deux investissent dans le même projet, une sorte d'usine de coogénération local.
Ok, je pars à +
HAÏTI
Un mauvais sort se perpétue comme les saisons adviennent. La diaspora de ce peuple rassemblera tout leur énergie et convoquera le monde. L'état de dévastation me semble à son paroxysme dans la capitale Port-au-Prince.
Ailleurs dans ce pays, les villes et villages sont aussi atteints. Lorsque les infos parlent de trois millions de personnes affectées par le séisme, cela représente 30% des individus. Cette portion de Caraïbes, en sous-développement continuel, devra se reconstruire malgré son niveau de pauvreté.
Le monde réagira afin de panser les blessures du séisme, un séisme aux répliques nombreuses depuis hier. Je prie Dieu afin que les décisions qui se prennent apportent à ce peuple tout le bien souhaité.